Patrimoine Naturel de l´Humanité, le lac Titicaca appartient au Pérou (65%) et à la Bolivie (35%), situé au cœur de l’altiplano andin, et compant 1125 km de côte de Puno (Pérou) jusqu’à La Paz (Bolivie).
Avec une superficie 8562 km ², il est le deuxième plus grand lac d’Amérique du sud après le Lac Maracaibo au Venezuela, d’une superficie d’environ 13.000 km ² (mais que certains classent comme une mer).
Situé à une altitude de 3810 m, il est le plus haut lac navigable du monde. Sa profondeur moyenne de 260m, peut atteindre 360m en saison des pluies. Du fait de cette situation, son air est pur, ses eaux propres, et la luminosité intense. C’est un lac d’eau douce contenant une infime quantité de sel provenant des rivières qui l’alimentent.
Le lac Titicaca est le berceau de la Civilisation Inca. La légende raconte que le dieu Viracocha fit sortir du lac Manco Capac et sa soeur-épouse Mama Ocllo, avec mission de créer l’Empire Inca là où se plantera son bâton d’or… et ce fut à Cusco.
Il existe deux frontières terrestres : Copacabana et Desaguadero ; la délimitation des eaux territoriales est située au détroit de Tiquina.
Une Autorité binationale autonome du lac Titicaca a été créée en 1996 par le Pérou et la Bolivie afin de générer des actions communes de protection, préservation et conservation. Cette entité dépendante des ministères des affaires étrangères des deux pays, est dirigée par un président nommé par ces ministres respectifs, et agit pour des projets spéciaux.
Le Climat de la région observe d’importants écarts de température entre le jour et la nuit. Entre Mars et Novembre, les journées sont ensoleillées, les pluies très rares, avec une température atteignent 25 ° C. Les nuits sont toujours fraîches.
La faune du lac est variée, composée essentiellement de canards et poissons autochtones comme le suche, le carachi, l’ispi, de deux espèces introduites : truite (canadienne) et perche (argentine). On trouve des oiseaux : ibis, échassiers, mouettes… Dans le lac, existe une espèce connue de grenouille géante ayant pour seul habitat, le Lac Titicaca.
Côté Pérou, Puno est la ville la plus importante au bord du lac. Crée en 1668 par le vice-roi
Aujourd’hui, la ville est peuplée de 140.000 habitants, et prospère grâce au tourisme. Dans le port de Puno, mouillent d’anciens bateaux à vapeur que le Pérou avait achetés à la marine anglaise, et qui ont été acheminés pendant six ans, en pièces détachées à dos d’ânes… Le port de Puno est pollué par le déversement de 12% des eaux usées de la ville.
Tourisme
A proximité, les vastes champs de « Totora », ce roseau sert à l’élaboration des îles, des maisons, des embarcations traditionnelles appelées « balsa »… remplace le dentifrice pour ses habitants, et aurait des vertus dépolluantes pour le lac.
L’île de Taquile et l’île d’Amantani
Le système économique est lié au principe communautaire. La pratique du troc (sur l’île ou d’autres communautés du lac et de ses rives) a perduré.
L’agriculture est l’activité principale, à des fins d’autosuffisance avec des techniques ancestrales, avec élevage de moutons pour la laine. Les autres activités obéissent aussi aux règles communautaires, et sont souvent liées au tourisme : coopérative artisanale pour des textiles (on ne marchande pas les prix dans le cadre de la vie communautaire). A Taquile, les hommes tricotent et les femmes tissent. Le transport par bateaux motorisé s’est développé dés 1979 entre Puno-Taquile-Amantani pour les populations locales, les marchandises, et les touristes : 30 à 40 associés par bateau. Restaurants touristiques et chambres d’hôtes sont à un tarif unique. Le logement chez l’habitant en pension complète à Amantani est une activité conviviale bien organisée. Sur Taquile, de nombreux restaurants typiques.





