La spécificité de n’être située ni sur la Côte, ni vraiment dans les Andes, a donné un caractère fier et indépendant à ses habitants. Pour ces raisons, Arequipa, ville plus importante du sud du pays, s’est souvent opposée aux directives de Lima, et s’est vue surnommer « la ville rebelle ». Par exemple, en 2000, lors de la Fête Nationale, période où les maisons arborent le drapeau du pays, celles d’Arequipa arboraient celui de la ville pour protester contre la fraude électorale aux élections présidentielles de cette année là.
HISTOIRE
A l'époque pré inca, la région fut d'abord colonisée par les Aymarà, puis les Quechuas, enfin les Incas s'y installèrent. L’origine du nom "Arequipa" date de l’époque quechua lorsque l’Inca Mayta Capac (4ème) conquit la région. Ses soldats tombèrent amoureux du site et ont demandé de rester, l’Inca répond : « Are quipay » (oui, restez). Parce que coloniale, et construite en 1540 par les conquis-tadors à base de la pierre volcanique blanche appelée "Sillar", on la surnomma la «ville blanche». Arequipa a conservé intact son cachet colonial: belles demeures patriciennes au fronton sculpté et aux fenêtres décorées de fer forgé, nombreuses églises et couvents.
A l'époque pré inca, la région fut d'abord colonisée par les Aymarà, puis les Quechuas, enfin les Incas s'y installèrent. L’origine du nom "Arequipa" date de l’époque quechua lorsque l’Inca Mayta Capac (4ème) conquit la région. Ses soldats tombèrent amoureux du site et ont demandé de rester, l’Inca répond : « Are quipay » (oui, restez). Parce que coloniale, et construite en 1540 par les conquis-tadors à base de la pierre volcanique blanche appelée "Sillar", on la surnomma la «ville blanche». Arequipa a conservé intact son cachet colonial: belles demeures patriciennes au fronton sculpté et aux fenêtres décorées de fer forgé, nombreuses églises et couvents.
Arequipa à une forte tradition rurale. Centre agricole produisant de l’oignon, de l’ail de l’origan… c’est également un centre manufacturier de textiles, reconnu le plus important pour la laine d’alpaca. Au 18ème siècle sont parties les premières cargaisons de laine d’alpaca pour Liverpool, ce qui a provoqué l’intérêt et l’installation de familles industrielles anglaises à Arequipa.
TOURISME
Arequipa est le point de départ d'excursions allant à l’ascension des Misti (5.821m) et le Chachani (6.075m)… et du Cañyon del colca.
La Plaza de Armas : Entourée par la Cathédrale, la Compagnie de Jésus, et les arcades, la Plaza de Armas présente une belle fontaine en bronze de trois vasques couronnées par la figure d’un soldat du XVIe siècle. Ce personnage est appelé le "Tuturutu", qui, selon l’histoire, était chargé d'aviser la population de tout nouvel événement.
La Cathédrale, inaugurée en 1656, est le premier monument religieux de la ville. Elle fut construite en sillar (pierre blanche volcanique), avec des voûtes de briques, et fut détruite par un incendie en 1844… Par la suite elle fut souvent détruite par les différents tremblements de terre. Elle fut durement frappée par celui de l’année 2001. Son style est néoclassique et les entrées du temple se situent dans les nefs latérales.
L’Église et le Cloitre de La Compañía de Jésus : De style ba
roque-métisse, cet ensemble se compose de plusieurs édifices construits par les jésuites qui remplacèrent les franciscains en 1580, aussi bien à des fins religieuses que de logements. La structure actuelle date de 1690. Elle possède approximativement 66 toiles de l’école de Cuzco, d’artistes comme Bernardo Bitti et Diego de la Puente. A voir : sa chapelle St Ignace.
General Morán / Álvarez Thomas, Plaza de Armas. L-D 09:00 - 11:00 et 15:00 - 18:00
Fondé en 1580 par une riche veuve, Ana de Guzmán, qui en fut la première Mère Supérieure, sa superficie de 20 000 m2, en fait le plus grand du monde. Cette "ville dans la ville" est le plus grand édifice religieux d'Amérique du Sud.
A l'époque coloniale, il accueillait principalement les filles des plus riches familles de conquistadores d'Arequipa et du Pérou, qui payaient une forte dote pour voir leur fille y entrer. A l' âge de 12 ans, les novices entraient au couvent. Il accueillait jusqu'à 180 religieuses. Le luxe dans lequel vivaient les religieuses défraya souvent la chronique. Le Vatican n'arrivait pas à se faire respecter à ce niveau là, jusqu'aux réformes successives dictés par l'autorité de certaines Mères Supérieures qui changèrent les choses du point de vue de la vocation et des privilèges.
Aujourd'hui, ce régime est aboli, les religieuses qui l'occupent ont la vocation et sont au nombre de 20. Il se visite depuis 1970. Jusqu'en 1985, le régime des religieuses était "reclus", mais pour l'occasion de la visite du Pape Jean-paul II à Arequipa cette année là, elles eurent exceptionnellent l'autorisation de sortir, dès lors leur régime passa à celui de semi-reclus.
La visite du Couvent offre à voir : des rues portant des noms de villes espagnoles : Malaga, Cordoba, Sevilla, Burgos, Toledo; le parloir, le salon des visites ; les celules des novices ; la chapelle des novices ; le quartier des soeurs; la dsalle de Profundis où les Mères Supérieures étaient veillées 24h/24h et peintes (la seule fois de leur vie) les yeux clos; d'un cimetière (qui devint un potager en 1939); le réfectoire; l'internat ; le lavoir ; la machine à laver ; le filtre à eau ; la Place principale où s'improvisait un petit marché le dimanche et dont la fontaine servait de baignoire ; les cuisines ; la Salle d’administration; le Dortoir : transformé en salle de concerts et d’expositions...
Le Couvent Santa Catalina fut le lieu où passa sa vie "la Sainte d'Arequipa", Ana de los Angeles (1606-1686) : Entrée au couvent à l’âge de 6 ans sans toutefois être destinée à être religieuse, elle refusa d’en sortir, car elle avait la vocation, et ses parents l’y ont abandonnée. Son frère, évêque, paya la dot. Elle y passa toute sa vie, fut Mère Supérieure, et vécue les dix dernières années de sa vie paralysée et aveugle. Béatifiée en 1985 par Jean-Paul II, la cérémonie eut lieu dans sa celulle, devant son tableau.
Le Couvent Santa Catalina fut le lieu où passa sa vie "la Sainte d'Arequipa", Ana de los Angeles (1606-1686) : Entrée au couvent à l’âge de 6 ans sans toutefois être destinée à être religieuse, elle refusa d’en sortir, car elle avait la vocation, et ses parents l’y ont abandonnée. Son frère, évêque, paya la dot. Elle y passa toute sa vie, fut Mère Supérieure, et vécue les dix dernières années de sa vie paralysée et aveugle. Béatifiée en 1985 par Jean-Paul II, la cérémonie eut lieu dans sa celulle, devant son tableau.
A l'extérieur de la ville
Le Mirador de Yanahuara : Construit au XIXe siècle, sur la jolie place de la municipalité de Yanahuara, il est formé d’une série d’arcs de sillar, ou pierres de taille d’origine volcanique, sur lesquels ont été gravées des Yavari célèbres, strophes d'amour pour Aréquipa. Le mirador offre une vue privilégiée sur la ville et les 3 volcans qui l'entourent, dont le superbe Misti (5825m).
A 2 km du centre de la ville d’Arequipa (8 minutes en auto).
Le Moulin de Sabandía : Situé à la campagne au village traditionnel de Sabandía, à 8 km du centre ville, cette propriété est au cœur d’un paysage entourée d’amples terrasses, et des trois volcans. Construit en 1785, il représente l’architecture typique des villages coloniaux en sillar la région. Ses solides contreforts et ses balcons rustiques sont très caractéristiques. On peut y observer aussi les techniques utilisées pour travailler le blé en utilisant la meule de pierre.
La Mansión del Fundador : Construite aussi en sillar, elle est l’une des demeures coloniales les plus importantes et typiques de la région. Garcí Manuel de Carbajal, fondateur d’Arequipa en 1535, l'aurait fait construire pour son fils. Plus tard, en 1785, don Juan de Goyeneche y Aguerreverre en devint le propriétaire et la rénova en lui ajoutant les caractéristiques seigneuriales que l’on peut observer aujourd’hui.
A 9 km de la ville d’Arequipa (15 minutes en auto).

Terres Péruviennes est honoré d'avoir publié cet article sur la Ville où elle a choisi de vivre : Arequipa.
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