Agence de Voyages au Perou

lunes, 31 de mayo de 2010

Voyager au Pérou, selon votre temps, selon vos passions

Facebook Share


Vous disposez d'un temps limité pour voyager au Pérou, quels sont les indispensables à voir ?...

Vous disposez d’une semaine ...
Si vous disposez de peu de temps, ne manquez pas de visiter le sud du pays.
De Lima, prenez un avion vers Arequipa (2 360 m.), la Ville Blanche, au pied du volcan Misti. Visitez le centre historique et le Monasterio Santa Catalina, fleuron touristique de la ville.
Rendez-vous ensuite à Cuzco, le Nombril du Monde des Incas et visitez le réseau des ruines incas environnantes (Sacsayhuamán, Qenko, TamboMachay...), le Santuario Santo Domingo (Koricancha) et la Cathédrale. Puis admirez les magnifiques vues sur la vieille ville à la tombée du jour.
La Vallée Sacrée demeure un incontournable lors de votre court séjour au Pérou. Les sites incas tels que Pisac, Ollantaytambo et Chinchero sont magnifiques. Prévoyez de passer une nuit à Ollantaytambo, c‘est une expérience intéressante avant de prendre le train jusqu’à Aguas Calientes, village d’entrée à l’incontournable citadelle inca du Machu Picchu.
Le dernier jour, envolez-vous vers Lima afin de visiter le Museo Nacional de Arqueología e Historia, voir le centre colonial et la Plaza de Armas, puis passez par le quartier bohème de Barranco, avant de prendre votre vol international.
Vous disposez de deux semaines...
Deux semaines au Pérou vous permettront de connaître des régions supplémentaires à l’itinéraire précédent.
Par exemple, consacrez quelques jours à visiter la côte sud jusqu’à Aréquipa. À la sortie de Lima, le beau site archéologique de Pachacámac, Temple du Dieu des Mouvements Telluriques et Tremblements de Terre, vous intéressera. Passez ensuite par la ville afro-andine de Chincha, la « Louisiane péruvienne » au cœur des champs de cotons où travaillaient des esclaves venus d’Afrique.
Puis vous arriverez à la spectaculaire Reserva Nacional de Paracas à la rencontre de la faune marine dans les Islas Ballestas. Aux alentours de Pisco, ne manquez pas de visiter un vignoble et sa bodega de fabrication de vin et de Pisco, l’alcool national à base duquel on prépare de délicieux cocktails dont le fameux Pisco Sour.
À Ica, la belle oasis de la Huacachina, au milieu du désert, est un spectacle qui vous laissera béat. Rendez-vous à Nazca et survolez les mystérieuses lignes, puis déambulez dans le cimetière de momies de Chauchilla.
Après Arequipa, dirigez-vous vers Puno en visitant en cours de route les Chullpas de Sillustani, tours funéraires incas. Une croisière sur le légendaire Lac Titicaca, berceau de la civilisation Inca, vous fera découvrir l’archipel flottant des Islas Uros, et Taquile. Dans la foulée, dirigez-vous vers l’Isla Amananti et faites-là l’expérience unique de passer la nuit chez l’habitant.
Une autre région intéressante à connaître est la côte nord. A Trujillo, Chán-Chán, la plus grande cité d’Amérique, capitale de la culture Chimu, est un incontournable. Visitez aussi les temples de la Huaca del Sol et de la Huaca de la Luna, vestiges de la culture Moche. Plus au nord, vous admirerez les jolies plages de Huanchaco et pourrez vous inicier au surf à Chicama, la plage avec les plus longues vagues du monde. Visitez aussi la Huaca del Brujo, un des plus grands centres politique et religieux de la culture Moche. Aux alentours de Chiclayo, rendez-vous à la tombe du Señor de Sipán pour une visite mémorable.
Vous disposez de trois semaines...
Disposant de trois semaines, vous ferez partie des privilégiés qui pourront découvrir d’autres régions et s’adonner éventuellement à la randonnée pédestre.
D’Arequipa, consacrez deux jours à la visite du Cañon del Colca, un des plus profonds du monde, aux innombrables et impressionantes terrasses agricoles pré-incas, et où vous aurez la chance d’observer le Condor, plus grand oiseau volant au monde.
A Cuzco, réalisez la très fameuse randonnée pédestre du Chemin de l’Inca qui vous emmenera jusqu’à la citadelle du Machu Picchu, capitale religieuse des Incas.

Faites-vous plaisir en vous offrant un séjour en Amazonie, à Puerto-Maldonado ou à Iquitos. En pension complète dans un lodge au bord du fleuve, vous irez chaque jour faire des excursions passionantes dans la Selva, à la rencontre de l’incroyable faune et flore locale.
Une autre option, rallongez votre itinéraire jusqu’à la côte nord, à Mancora, afin de profiter de ses superbes plages et de vous rendre à la Reserva Nacional de los Manglares de Tumbes.

Voyager au Pérou selon vos passions ...
Que vous soyez sportif, curieux, amoureux de la nature ou des civilisations anciennes, le Pérou vous enchantera...
Le Pérou des civilisations précolombiennes...
Pour découvrir les nombreuses civilisations péruviennes, visitez le Museo Nacional de Arqueología, Antropología e Historia de Lima, qui passe brillamment en revue des siècles d’histoire depuis les origines jusqu’à l’époque moderne.
Le Pérou renferme des sites formidables qui témoignent aujourd’hui des civilisations les plus anciennes et riches d’Amérique dont Caral, Sechín et Chavín, culture mère de toutes les civilisations andines.
Pour comprendre l’Empire Wari, dans la région d’Ayacucho, faites la visite des ruines de Wari.
Des civilisations cotières, comme les Nazca, au sud, ou les Mochicas, au nord, ont laissé de remarquables céramiques d’usage domestique très expressives et des sites archéologiques importants comme la Huaca del Brujo et Cahuachi, la cité Nazca. Au sud, les Paracas et les Nazcas ont donné à découvrir dans les rites funéraires et des cimetières tels que Chauchilla, ainsi que les mystérieuses lignes de Nazca.
Les Chimús abandonnèrent la plus vaste cité précolombienne d’Amérique, Chán-Chán, qui fut conquise par les Incas.
Quant aux Incas, leur capitale Cuzco, le nombril du monde, était centre de l’Empire et d’un réseau de sites parsemés au-dessus de la ville : Sacsayhuaman, Qenko, Tambomachay, et dans la Vallée Sacrée : Pisac, Ollantaytambo et Chinchero, et d’autres de tout premier ordre, dont la citadelle de Machu Picchu, capitale religieuse de cette civilisation.

Le Pérou colonial...
Pendant la colonisation, les espagnols ont construit de magnifiques édifices et églises que vous pourrez admirer dans la majorité des cités péruviennes.

La région la plus coloniale du Pérou est la côte nord. Y ont été édifiées des villes coloniales, avec leur Plaza de Armas et leurs églises diverses qu’il est très agréable de parcourir. Piura fut la première, suivirent Trujillo et Lima, un joyau de la colonie. L’influence coloniale s’exprime encore aujourd’hui par de nombreux monastères, églises et bâtiments administratifs aux balcons superbement décorés.
Au sud, Arequipa, la ville blanche est surnommée ainsi pour son fort caractère colonial et parce que construite d’une roche volcanique de cette couleur, appelée sillar, matériau également utilisé également pour la construction des églises des villages du Cañon del Colca.

Cuzco, la capitale Inca a vu construire sur les soubassements de ses temples et palais des édifices coloniaux.
Au centre du pays, notons qu’Ayacucho, capitale religieuse, rassemble une quantité importante d’églises de cette époque.

Le Pérou des randonnées pédestres ...
Le Pérou, grâce à ses nombreux canyons et codillères, demeure le paradis de la randonnée pédestre dont la durée peut varier de un à neuf jours.
La région de Cuzco réunit de nombreuses randonnées telles que le fameux Chemin de l’Inca, parsemé de ruines et ayant pour destination la citadelle inca de MachuPicchu ; Choquequirao mène lui à l’impressionante cité inca du même nom ; Salkantay combine nature, compagnie de majestueux glaciers et rencontre de communautés locales.

A Arequipa, les alpinistes chevronnés aiment à défier le Misti (5825m). La région du cañyon de Colca offre de nombreuses possibilités de randonnées dans de merveilleux paysages, au milieu de cultures et terrasses pré-incas, de villages désolés et d’une oasis paradisiaque. Vous aurez peut-être la chance d’y rencontrer le majestueux Condor, roi des ciels andins.
La Cordillera Blanca, dans la région d’Ancash, concentre des sommets mythiques dont la présence tient les randonneurs émerveillés. Les randonnées les plus priséss sont Santa Cruz - Llanganuco et le tour du glacier Alpamayo. Les plus entrainés d’entre vous pourront réaliser l’ascension du Huáscaran (6 768 m), le plus haut sommet du Pérou.

Le Pérou des plages ...
Le Pérou est doté de près de 2 500 km de littoral que l’on parcourt nord-sud en longeant la Panaméricaine. C’est un désert côtier souvent aride, mais avec de belles plages qui font le bonheur des vacanciers et des surfeurs.
Au sud, l’eau du Pacifique est refroidie par le courant de Humbolt et ne permet la baignade que de novembre à avril. C’est ce même courant froid qui a permis aux eaux péruviennes d’être considérées comme les plus poissoneuses du monde. Les plages sont tout de même belles : Cerro Azul, Puerto Viejo ; les plages sauvages de la Reserva Nacional de Paracas ; sans oublier celles des environs d’Arequipa : Camana, Mejía, Mollendo et plusieurs autres.
Au nord, le Pacifique est davantage épargné par le courant de Humbolt, et permet la baignade tout le long de l’année. Les plages de Huanchaco vous offrent le spectacle des caballitos del mar, ces petites pirogues ancestrales faites de totora, une espèce roseau local, sur lesquelles les pêcheurs naviguent et surfent sur les vagues. À Chicama, vous pourrez admirer les vagues les plus longues du monde. Quant aux plages de Mancora, elles sont d’une grande beauté et sont mondialement connues pour être un paradis incontesté des surfeurs.

Le Pérou des réserves nationales ...
Le Pérou protège beaucoup de ses attraits naturels ou touristiques par le biais de réserves nationales ou parcs nationaux. Leur nombre vous fera réaliser l’ampleur des richesses naturelles, géologiques, écologiques et archéologiques du Pérou.
Sur la côte sud, la Reserva Nacional de Paracas est célèbre pour son abondante faune aquatique (nombreuses espèces d´oiseaux, lions de mer, pingouins de Humboldt...), pour ses paysages lunaires et pour sa géologie spectaculaire. Ne manquez pas de vous embarquez vers les îles Ballestas, surnommées Petits Galápagos du Pérou.
Le Parque Nacional del Huascáran, accessible par les Lagunas de Llanganuco, concentre 663 sommets, dont le Huascarán (6 768 m.), le plus haut du Pérou, 296 lacs et 41 fleuves et rivières. Il fut déclaré réserve biologique et patrimoine naturel de l’humanité par l’Unesco en 1985.
Aux environs de Tumbes, sur la côte nord, vous trouverez avec plaisir la Reserva Nacional los Manglares. Ce parc est constitué d’une barrière naturelle de 3 milles hectares de mangrove à l’embouchure du fleuve de Zarumilla empêchant de conduire à une érosion des côtes par le prélèvement des sédiments réalisé par le fleuve en allant se jeter dans la mer.

Le Parque Nacional Cerros de Amopate, protège de l’érosion sa forêt sèche, les mammifères qui la peuplent et quelques sites archéologiques.
A l’entrée de l'Amazonie du Nord, le Parque Nacional Río Abiseo, Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité, conserve précieusement la richesse de ses 274 520 ha de biodiversité exceptionnelle, et entre autres le site archéologique du Gran Pajatén.

La Reserva Nacional Tambopata–Candamo, dans le département de Madre de Dios, en Amazonie sud-occidentale, préserve ses 274 690 ha de biodiversité et compte parmi ses attraits le paisible Lago Sandoval.
Dans le département de Cajamarca, le parc national de Cutervo avec 2500 ha, est la première zone de protection crée au Pérou en 1961. Celui-ci préserve l’habitat naturel, la flore et de la faune qui y vivent par la proximité d’une forêt pluvieuses de la cordillère des Tarros.
Dans le département de Lambayeque, le Sanctuaire Historique de la Forêt de Pomac a été réalisé pour conserver une certaine unité entre l’environnement et la culture qui y est très développée dans cette forêt sèche tropicale de Pomac.
La Réserve Ecologique Chaparri, à proximité de Chiclayo est le premier parc de préservation privé du Pérou et premier domaine consacré à la conservation dans le monde par des communautés de fermiers. Il a été crée pour la conservation de la faune d’Amérique du Sud (ours, condor, lamas, etc..).
La Réserve Nationale Pacaya Samiria, située dans la province de Loreto, partie de l’Amazonie, est la plus grande réserve du pays (deux millions d’hectares) et la quatrième d’Amérique du Sud. Elle préserve les écosystèmes du bois humide tropical de la basse forêt, idéal pour observer la flore et la faune sauvage. L’écosystème y est assez particulier car les forêts peuvent avoir les pieds sous 1 a 2 mètres d’eau pendant plusieurs mois.

lunes, 8 de marzo de 2010

Choquequirao, "la soeur sacrée de MachuPicchu"

Facebook Share



Signifiant “berceau de l'or" en quechua, Choquequirao est le nom d'une cité inca située à 3035m d’altitude dans la región de la rivière Apurimac entre les contreforts du glacier Salkantay, dans province de “la Convención” - département de Cusco.
Sa situation géographique stratégique lui permit de couvrir une grande superficie, (1810 ha.) d’avoir une emprise sur le réseau de “Chemins Incas” dans les Andes, pour servir de pont entre l'Amazonie et la ville de Cusco.
La region tropicale de Choquequirao est riche d’une biodiversité acclimatée aux écarts importants de températures entre le jour et la nuit. La faune est composée principalement de condors, camélidés, Chichilas, renards, colibris… et sa flore, fougères géantes, chaume, d’une grande variété d'orchidées…
Actuellement, le site n’est accesible que par voie terrestre: un magnifique trekking de 30Km, au départ de Cachora.

Histoire
La construction du site daterait du XVème Siècle sous l'Inca Pachacutec parallèlement à celle de Machu Picchu dont Choquequirao est la “sœur sacrée” pour la ressemblance architecturale. Achevé sous ses descendents Tupac Yupanqui et Huayna Capac, le complexe archéologiques est constitué de bâtiments et de terrasses réparties sur différents niveaux formant une plateforme, et d’un ample réseau de canaux d’irrigation.
La fonction prétée au site était celle de centre administratif et religieux, avec l’utilité de point de contrôle aux accès des secteurs de Vilcabamba qui relie la jungle avec d'autres centres importants comme Pisac et Machu Picchu.
De 1536 à 1572 (de Manco Inca jusqu'à Tupac Amaru) Choquequirao fut le dernier bastion de résistance et le refuge de l’Empire Inca en exil contre les Espagnols, maîtres de Cusco, pour proteger la cultura inca.

Son existence est pour la première fois mentionnée par écrit en 1768 par le chroniqueur Cosme Bueno. En 1790, Paul Joseph Origaín mentionne dans une revue de géographie une ville perdue depuis l'antiquité appelée “Choqequirau”.
Le site découverte en 1834, José Maria Tejada (préfet de Cuzco) s’y rend en 1837 attiré par les légendes concernant l’or de la "cité perdue" inca de Vilcabamba. Léonce Angrand l’a cartographié le premier, mais ses cartes furent égarées.
En 1909, l'historien Américain Hiram Bingham (découvreur de Machupicchu en 1911) et l'explorateur Clarence Hay, visitent Choquequirao et rédigent une description détaillée du site qui attirera l'attention.
Mais les premières fouilles ne commencent qu’en 1970; et en 1986, s’effectuent les études intensives et le plan de restauration du site. Actuellement, il est estimé que seulement 35% de l'ensemble (1810 hectares) a été fouillé et exploité en tant que zone touristique, l'achèvement des restaurations est prévu en 2011.
Malgré le climat tropical, les constructions sont bien conservées, mais sa restauration durera, d’après les experts. Selon l'historien Luis Guillermo Lumbreras, Choquequirao donne l'impression d'avoir été un centre urbain en expansion, faisant partie d'un projet beaucoup plus important et inachevé.




















Agence de Voyages au Perou: Choquequirao, "soeur sacrée de MachuPicchu"

Agence de Voyages au Perou: Choquequirao, "soeur sacrée de MachuPicchu"

martes, 23 de febrero de 2010

Le Volcan Misti, "Le gardien d'Arequipa"...

Facebook Share

Situé dans la “Réserve Nationale de Salinas y Aguada Blanca”, entre deux autres volcans célèbres : le Chachani (6075m) et le PichiPicchu (5500m), le Misti (5825m) est le gardien de “la Ville Blanche“ Arequipa (2360m) dont il est distant de 18 km.
Ce volcan actif (mais au repos) de type “stratovolcan plinien” d’une altitude de 5825m, couvre une superficie de 200 km2. et est considéré comme le troisième plus dangereux au monde et le premier au Pérou. Ses dernières éruptions significatives datent de 1948 et 1985. Actuellement plus de 1 million de personnes vivent dans sa zone d'influence.
Du haut de son sommet, se mire un panorama exceptionnellement spectaculaire d'Arequipa et de sa vallée.

L’identité d’Arequipa
La beauté pittoresque d'Arequipa est associée aux volcans qui l’entourent et qui rendent son sol sismique.
Le surnom d’Arequipa, la “Ville blanche” vient entre autre du fait que le centre coloniale de la ville est édifíé à bas d’une roche volcanique blanche appelée “Sillar”.
Mais l’identité d’Arequipa est particulièrement liée au Misti du fait de sa proximité, et de forme parfaitement cônique, dont l’ombre projette la forme d’une pyramide parfaite sur la ville au lever du jour .

L’ascension du Misti
Se déroulant sur 2 jours, l’ascension du Misti constitue une importante attraction touristique, et un défis pour les montagnards chevronnés du fait de son terrain abrupte, de son sol sablonneux, et son altitude élevée: 5825m d’alt.
Par conséquent, il est nécessaire d'être en bonne condition physique et d’avoir une bonne santé. Une montée progressive, et un équipement adapté, s’imposent, avec l’accompagnement de guides professionnels et spécialisés.
Atteindre le sommet, implique 2 jours d’ascension de durée moyenne de 12 heures de randonnée, et 2500m de dénivellé.
Le départ de cette aventure se fait à 3350m d’alt. approx. et le bivouac du premier jour se situe à 4610 m. Le deuxième jour implique 7 heures de montée approx. et un dénivellé de plus de 1200m.

Histoire
On a pu établir d’une importante éruption, une conséquence du Misti vers 1440-1450 pendant le règne de l’Inca Ripac Yupanqui.

Il est important de rappeler que les volcans (et les montagnes) représentaient pour ces civilisation très au contact de la nature, des dieux: des “Apus”, au même titre que la terre,le soleil, la Lune, les lacs, et les constellations… Lorsque les volcans étaient en éruption, cela signifiait certainement pour ces peuple, la colère des dieux; et d’autre part, en tant que tels, étaient des sanctuaires, des lieux de Cultes et de vérération à qui l’on faisait des offrandes.
La momie, "Juanita", jeune fille inca trouvée en 1995 par une équipe du National Géographic sur le volcan Ampato (6380m), avait probablement été un sacrifice d’enfant pour prier les “Apus” de calmer l’éruption destructrice du Misti.
La connaissance de leur environnement et de la nature a motivé ces civilisations à développer une architecture anti-sismique.

jueves, 18 de febrero de 2010

L'Amazonie Péruvienne : "L'Enfer Vert"


Facebook
Share


Au Pérou, l’Amazonie représente 60% du territoire, de forêt humide tropicale dont l’extraordinaire biodiversité constitue une source de richesses.

Dans cet écosystème recouvert de feuillage, nombre d’animaux à plumes, à poils ou nageoires, vit en osmose avec la nature dense, démesurée, accueillante, indomptable, et pouvant être hostile, de la « Selva » où presque tous les arbres et plantes en cachent de nombreux autres. La cime de certains arbres bénéficie d’une importante exposition solaire au détriment d’autres qui attendent leur mort pour pouvoir se développer… Au Pérou, on surnomme la forêt amazonienne : « l’enfer vert ».
La Formation de la Forêt Amazonienne
Il y a des millions d’année, la région amazonienne était baignée par une mer intérieure qui s’étendait des Caraïbes à l’Océan Atlantique, et rejoignait par endroits l’Océan Pacifique.
Les Andes ont surgi il y a 100 millions d’années, et cette mer se retira progressivement vers l’est tandis qu’une forte érosion sur les Andes déposait sur la pénéplaine amazonienne d’épaisses alluvions, qui, régulièrement arrosées par le climat équatorial, permirent l’éclosion de cette exceptionnel écosystème. Enfin, les glaciers andins ont commencé à fondre avec le réchauffement climatique. D’innombrables cours d’eau naissent des Andes et s’unissent entre eux pour former le fleuve Amazone et ses affluents.

Histoire:

Dès l’époque coloniale, les richesses naturelles de l’Amazonie (or, caoutchouc, pétrole, plantes médicinales…) a motivé les explorateurs et les aventuriers. Peu sont ceux qui en revinrent vivants ou sains d’esprit.
En 1541, l'explorateur espagnol Francisco de Orellana fut le premier Européen à naviguer sur le fleuve Amazone depuis Cusco jusqu’à Quito (Équateur). Il naviga sur la rivière Napo vers l'actuelle Iquitos, et jusqu’à l'embouchure dans l'océan Atlantique.
En 1743, le scientifique Charles-Marie de la Condamine, et une expédition de l’Académie des Sciences de Paris, rejoint l’atlantique en longeant le río Marañon après avoir vérifié la théorie de Newton à Quito. Il rapporta en France une plante appelée « Quinina » : la quinine, qui permettra l’élaboration de traitement contre le paludisme ; et l’hévéa qui révolutionnera l’industrie du caoutchouc.
De mère Péruvienne et de père Nord-Américain, Isaias Fitzcarrald, fut un aventurier qui s’enrichit vers 1890 avec la quête et le commerce du latex (en plein boom) en navigant inlassablement sur l’Amazone. Il eut la témérité de faire passer son bateau par voie terrestre et découvrit ainsi l’isthme qui sépare le Río Ucayali du Río Madre de Díos.

Villes importantes :
Iquitos : Fondée en 1757 au nord-est du Pérou, la capitale de la región Loreto est la ville la plus peuplée d'Amazonie péruvienne avec 375.000 hab. La ville ne peut être atteinte par voie terrestre, et possède le plus grand port fluvial du Pérou. Iquitos communique avec d'autres villes Amazonienne importantes: Leticia (Colombie) et plusieurs villes brésiliennes comme Manaus et Belém, pour atteindre l'océan Atlantique. Principales ethenie : Yagua.
Pucallpa : Signifiant «terre rouge» en Quechua, cette importante ville portuaire de 270.000 habitants est la capitale politique du département d'Ucayali. Située au centre-est du Pérou, elle doit sa fondation en 1883 sur les rives du fleuve Ucayali au boom du caoutchouc. Les principales activités économiques sont la pêche, l'agriculture, l'élevage et le bois; une petite raffinerie de pétrole et de gaz située dans le district de Curimaná, alimente le village de carburant vert.
L'éthnie principale est celle des nativos Shipibos.

Puerto Maldonado : au sud-est du Pérou, la capitale du département de Madre de Dios, porte le titre officiel de “capitale de la biodiversité”. La production de caoutchouc est la principale ressource. La région abrite des tribus indigènes encore coupées du progrès: Huarayos, Mashcos Piros, Amahuacas, Yamanahuas, Amaracaes et Machiguengas.
Ces dernières années, l'essort de l'écotourisme, la promotion du Parc national de Manu et de la Réserve Nationale de Tambopata ont doté la ville d'un fort intérêt touristique pour sa biodiversité amazonienne. Des touristes et des scientifiques arrivent chaque jour, à Puerto Maldonado. Les attractions touristiques principales sont le “Mirador de la Biodiversidad”, en ville offrant un splendide panorama de la jungle et des rivières; la Réserve Nationale du Tambopata comprenant le magnifique lac Sandoval, “l’île aux singes”, la communauté autochtone "infierno"… En 2011, s'achévera la construction de la route allant de Cusco à la frontière brésilienne : la "Transoceanica”.

sábado, 6 de febrero de 2010

La Réserve Nationale de Paracas


Facebook

Share


La Réserve Nationale de Paracas, est située à 250 km au sud de Lima.
En plein désert côtier, cette région est désertique et péninsulaire : un morceau de terre gagnant sur la mer, ce qui fait d´elle la seule réserve naturelle a la fois terrestre et maritime du Pérou.
Elle est célèbre pour ses paysages lunaires sa géologie spectaculaire : la « Cathédrale » formation géologique datant de 34 millions d’années en est un exemple. Ses plages sauvages à perte de vue la caractérisent également dont une étonnante de couleur rouge.
Le grand dessin d'un "Candelabre" (chandelier) gravé sur la roche nous séduit et interpelle: était-ce une ligne de Nasca ?... un signal pour les marins ?... le symbole maçonnique du Libérateur José de San Martin qui débarqua ici en 1820.

En tant que « Réserve » elle est célèbre pour son abondante faune aquatique : de nombreuses espèces d´oiseaux, phoques, lions de mer, pingouins de Humboldt, cormorans…

C’est du port de Paracas que partent des excursions nautiques vers les îles Ballestas, surnommées « petits Galápagos » qui constituent des mines de guano: excrément d´oiseaux utilisé comme fertilisant qui fit la richesse du Pérou au XIX siècle, et l’abri de milliers d’animaux marins.

"Paracas" signifie en quechua "balayé par les vents". C´est aussi le nom d´une civilisation qui occupait cette région vers -500/J.C. De part son ancienneté, cette civilisation n’a livré que peu de ses secrets car ne subsistent pas de ruines de cités Paracas (fragile dureste car construites en terre séchée), pas de traces écrites (cette civilisation n’avait pas l´écriture), et pas de récupération de la tradition orale possible comme les espagnols ont pu faire avec les Incas vers 1530.

Les connaissances dont on dispose nous viennent principalement de l´art funéraire: motifs et dessins sur les sépultures (textiles et céramiques) et l´analyses de momies.
Historiquement, sur la péninsule de Paracas débarqua en 1820, le libérateur du Pérou : don José de San Martín quelque mois avant de déclarer l´Indépendance (contre l´Espagne) du Pérou le 28 juillet 1821 (Fête Nationale).

viernes, 29 de enero de 2010

Le lac Titicaca, côté Pérou...


Facebook
Patrimoine Naturel de l´Humanité, le lac Titicaca appartient au Pérou (65%) et à la Bolivie (35%), situé au cœur de l’altiplano andin, et compant 1125 km de côte de Puno (Pérou) jusqu’à La Paz (Bolivie).
Avec une superficie 8562 km ², il est le deuxième plus grand lac d’Amérique du sud après le Lac Maracaibo au Venezuela, d’une superficie d’environ 13.000 km ² (mais que certains classent comme une mer).
Situé à une altitude de 3810 m, il est le plus haut lac navigable du monde. Sa profondeur moyenne de 260m, peut atteindre 360m en saison des pluies. Du fait de cette situation, son air est pur, ses eaux propres, et la luminosité intense. C’est un lac d’eau douce contenant une infime quantité de sel provenant des rivières qui l’alimentent.

« Titi Caca » signifie « Puma de pierre » car de vue aérienne (ou depuis les montagnes) le lac aurait la forme d’un puma qui capture un chinchilla (vizcacha).
Le lac Titicaca est le berceau de la Civilisation Inca. La légende raconte que le dieu Viracocha fit sortir du lac Manco Capac et sa soeur-épouse Mama Ocllo, avec mission de créer l’Empire Inca là où se plantera son bâton d’or… et ce fut à Cusco.


Au Pérou, il est alimenté au niveau de Chiquito par les rivières Suche, Huancane, Coata, Ilave, Desaguadero ; en Bolivie à Iguasi par les rivières Ramis, Tiwanaku, Aullaguas, et la Cordillère Royale.
Il existe deux frontières terrestres : Copacabana et Desaguadero ; la délimitation des eaux territoriales est située au détroit de Tiquina.

Une Autorité binationale autonome du lac Titicaca a été créée en 1996 par le Pérou et la Bolivie afin de générer des actions communes de protection, préservation et conservation. Cette entité dépendante des ministères des affaires étrangères des deux pays, est dirigée par un président nommé par ces ministres respectifs, et agit pour des projets spéciaux.

Le Climat de la région observe d’importants écarts de température entre le jour et la nuit. Entre Mars et Novembre, les journées sont ensoleillées, les pluies très rares, avec une température atteignent 25 ° C. Les nuits sont toujours fraîches.
La faune du lac est variée, composée essentiellement de canards et poissons autochtones comme le suche, le carachi, l’ispi, de deux espèces introduites : truite (canadienne) et perche (argentine). On trouve des oiseaux : ibis, échassiers, mouettes… Dans le lac, existe une espèce connue de grenouille géante ayant pour seul habitat, le Lac Titicaca.


La Flore du lac est classée comme « amphibies », submergées ou flottantes, constituant l'un des principaux éléments de l'écosystème, représentée par 12 variétés de plantes telles des roseaux « Totora », des lentilles...


Puno
Côté Pérou, Puno est la ville la plus importante au bord du lac. Crée en 1668 par le vice-roi Comte de Lemos, c’était à l’origine un relais sur la Route de l’Argent (Lima-Potosi); peu sûr et occupé d’aventuriers intéressés par les mines. Lemos le fit raser, fit exécuter Salcedo qui y régnait en maître avec ses frères, et reconstruit la ville sous le nom de : Villa Rica de San Carlos de Puno, ville impériale.
Aujourd’hui, la ville est peuplée de 140.000 habitants, et prospère grâce au tourisme. Dans le port de Puno, mouillent d’anciens bateaux à vapeur que le Pérou avait achetés à la marine anglaise, et qui ont été acheminés pendant six ans, en pièces détachées à dos d’ânes… Le port de Puno est pollué par le déversement de 12% des eaux usées de la ville.

Tourisme


Les « Uros » : non loin au large de Puno, au milieu des champs de roseau (« Totora ») se situe l’« Archipel Flottant des îles Uros », formé de 45 îlots flottants où vivent sur chacun d’eux environ sept familles (soit 42 hab. approx.) pour constituer une population avoisinant 2000 âmes. Cet archipel ancestral date de l’époque pré-inca Tiwanaku (700–1200 JC) qui fut un grand empire. Défait par la civilisation Chancas, certains Tiwanaku choisirent de s’exiler sur leur terre d’origine, et formèrent cette population nomade vivant sur leurs embarcations en Tortora avant de créer un village flottant. Ils font partie de l’ethnie Aymara, et s’appelle "Uros Chuluni".
A proximité, les vastes champs de « Totora », ce roseau sert à l’élaboration des îles, des maisons, des embarcations traditionnelles appelées « balsa »… remplace le dentifrice pour ses habitants, et aurait des vertus dépolluantes pour le lac.

L’île de Taquile et l’île d’Amantani



Au large (à une quarantaine de km) se situent deux superbes grandes îles, touristique, et proches l’une de l’autre : Taquile et Amantani, peuplées respectivement de 3000 hab. et 4000 hab. d’origines Tiwanaku (pré-inca), ils parlent le queshua et espa-gnol, la scolarité est en espagnol.


Bien que vivant indépendamment l’une de l’autre, ces îles sont administrées dans le plus grand respect des traditions et des principes de vie communautaire. Le port permanent du costume traditionnel (riche de nombreux codes sociaux), sur Taquile plus particulièrement, en est le symbole.


Divisées en communautés, leur organisation politique est remarquablement démocratique : des gouverneurs et leurs adjoint élus chaque année par leur communauté, un maire qui représente l’état… Au niveau législatif, Amantani est le chef de district. Lors d’élections nationales la population se déplace voter à Puno. Une Assenblée se réunit tous les dimanches après la messe, on y convie les Anciens en considération de leur expérience en cas de désaccord.

Le système économique est lié au principe communautaire. La pratique du troc (sur l’île ou d’autres communautés du lac et de ses rives) a perduré.
L’agriculture est l’activité principale, à des fins d’autosuffisance avec des techniques ancestrales, avec élevage de moutons pour la laine. Les autres activités obéissent aussi aux règles communautaires, et sont souvent liées au tourisme : coopérative artisanale pour des textiles (on ne marchande pas les prix dans le cadre de la vie communautaire). A Taquile, les hommes tricotent et les femmes tissent. Le transport par bateaux motorisé s’est développé dés 1979 entre Puno-Taquile-Amantani pour les populations locales, les marchandises, et les touristes : 30 à 40 associés par bateau. Restaurants touristiques et chambres d’hôtes sont à un tarif unique. Le logement chez l’habitant en pension complète à Amantani est une activité conviviale bien organisée. Sur Taquile, de nombreux restaurants typiques.


La religion : majoritairement catholique, les populations ont conservé des rites et croyances anciennes liées à l’astronomie, le culte de la terre, du soleil, de la lune, des montagnes…